Précision et sécurité
La détection et le géoréférencement permettent une localisation précise des réseaux enterrés sans utilisation de techniques intrusives (sondages physiques) pouvant être destructives.
savoir-faire
cartographie des réseaux et sécurité des travaux
La géodétection, aussi appelée « détection géoréférencée des réseaux », permet de localiser avec précision les réseaux enterrés sans avoir recours à des fouilles destructives.
Les entreprises localisent les réseaux enterrés sans creusement, par des techniques non intrusives dont les principales sont la détection électromagnétique et le géoradar.
Le résultat de la détection est matérialisé au sol par des points à la peinture (on parle de trace de détection) qui font l’objet d’un géoréférencement, c’est-à-dire un relevé topographique dans les trois dimensions (xy pour la planimétrie et z pour l’altimétrie).
La détection géoréférencée des réseaux enterrés a pour finalité de produire un plan en classe de précision A, laquelle correspond à une incertitude de localisation qui ne peut dépasser un écart de 40 ou 50 cm autour du réseau représenté sur le plan.
Les professionnels de la détection et du géoréférencement interviennent à toutes les étapes d’un projet de travaux ou d’aménagement qui va entrainer terrassement, creusement ou fouilles.
2/3 des réseaux sont enterrés
des réseaux nombreux et encore mal cartographiés
En France, il y a plus de 4,5 millions de kilomètres de réseaux sur le territoire national, dont plus des 2/3 sont enterrés. Une partie significative est encore mal répertoriée et mal cartographiée. Plusieurs millions de chantiers sont entrepris chaque année à leur proximité, sur la voirie et le domaine public comme dans les propriétés privées.
Longtemps, les chantiers de travaux publics ont ainsi été réalisés à « l’aveugle », sans cartographie précise des réseaux enterrés présents dans leurs périmètres, entrainant des risques pour la sécurité des intervenants et des riverains, des surcoûts pour l’exécution, un allongement des délais …
Après plusieurs accidents graves en 2007 et 2008 (explosion après arrachement accidentel d’un réseau de gaz), les pouvoirs publics ont dénombré 100 000 endommagements de réseaux en 2011, soit près de 450 par jour travaillé.
une réponse réglementaire ambitieuse
le plan anti-endommagement des réseaux
Face aux risques humains et matériels, une réforme de grande ampleur dite « anti-endommagement » est entrée en vigueur le 1er juillet 2012 avec une mise en œuvre progressive sur 20 ans (2012-2032).
Depuis le 1er juillet 2012, les acteurs concernés par la réglementation anti-endommagement des réseaux (réglementation DT-DICT) concentre une grande partie de la demande en détection et géoréférencement de réseaux sans fouilles :
- Responsables de projets (maîtres d’ouvrage), surtout les collectivités territoriales
- Maîtres d’œuvre agissant pour le compte des maîtres d’ouvrage
- Entreprises d’exécution de travaux (travaux publics, voiries et réseaux divers)
- Exploitants de réseaux, surtout ceux qui exploitent des réseaux sensibles pour la sécurité
un métier nouveau
un métier d’avenir
La géodétection est un métier récent mais en croissance depuis ces dernières années, avec la création et le développement de nombreux entreprises spécialisées, partout sur le territoire national.
C’est un métier encore jeune qui se structure : de nouveaux titres professionnels certifiants ont été reconnues par le Ministère du travail, à l’initiative de l’AFPA et de la FNEDRE.
C’est aussi un métier d’avenir car il reste encore beaucoup à faire pour tenir l’objectif des pouvoirs publics à l’horizon 2032 : la généralisation d’une cartographie précise et fiable sur l’ensemble du territoire, pour tous les types de réseaux.